Mercredi 30 septembre 2009
Aujourd'hui ô lecteur, je m'en vais pousser ma gueulante.En ce moment même, je suis tellement remontée que j'ai l'impression que mes ovaires sont
arrivés dans mon oesophage et continuent l'exploration vers mes amygdales. Expliquons succintement les faits (et oui, cet article aura un rapport avec la photo de lingerie de pute affichée ci
dessus, dans le but non caché de m'attirer un max de visites de pervers - oui, toi là bas, je te parle).
Aujourd'hui, je n'avais cours que de 18h à 20h, merci la fac et tes horaires à peine chiants. Non en fait je
me plains mais j'aime ça, je peux dormir le matin et avoir ma matinée, c'est cool, j'aime le mardi, j'aime l'UFR lettres et langues de Poitiers, j'aime la vie, j'aime les spaghettis, j'aime la
... mais ne nous emballons pas. Bref, me voilà partie vers la fac à 15h, pour pouvoir réviser et mettre au propre mes cours. Mais vlatypa que je me dis, tiens faudrait que j'aille à Géant pour me
faire faire des lentilles didon, du coup comme Géant est à côté de la fac me vla partie à Géant vers 15h08 si tu m'as bien suivie. Et puis après avoir été éconduite - d'une manière peu orthodoxe
et assez contraire aux principes de ventes primaires - par les Opticiens mutualistes, oui je suis une grosse balance, je dénonce les abus moi je suis comme ça, je me dis : fais donc un tour
dans la galerie marchande, ça mange pas de pain va et puis ça te consolera.
(louvoiement vers le sujet de la gueulante, ça arrive t'inquiète pas)
Et devant H&M, je me rappelle que le Mâle fêtait son anniv mardi dernier, et qu'il m'avait bien bien
précisé dès le début de notre relation, "t'sais moi j'aime les sous vêtements rouges".Et là tu imagines la lueur de convoitise libidineuse
dans ses yeux écarquillés, sisi tu peux le faire c'est très facile. Bon bah vla l'occase de satisfaire les penchants fétichistes de mon cher et tendre, j'entre donc, direction rayon lingerie
H&M. Le croiras-tu ô lecteur, mais pas UN SEUL putain d'ensemble rouge bordel de cul ! Je demande pas la lune, juuuuuuste un soutif et un string imitation satin rouge pute, pour pouvoir
émoustiller le Mâle, c'est pas la mort quand même, merde ! Bah non. Le noir, y'en a. Le violet, y'en a. Le blanc, le rose, voire les deux ensemble, y'a. Y'a même des soutif Snoopy, c'est te dire.
Mais le rouge, nada peau de couille que d'chi. Dépitée je suis, d'autant que dans tout les autres ensembles essayés par votre serviteuse, evidemment y'avait pas de bonnet D.
Et j'en arrive au deuxième point de mon réquisitoire inquisiteur : dans TOUS les magasins de lingerie
pas trop cher (ordre de prix, entre 10 et 30 euros), si tu fais un bonnet D voire C, t'es morte, tu trouveras rien. Pardon, tu trouveras certes les vieux soutifs Dim ou autre trucs de mamie tout
moches et basiques, et des déclinaisons dans les couleurs les plus simples, en particulier chez Etam lingerie pour ne pas les nommer. Mais sans déconner, si tu cherches un peu plus raffiné, si tu
as plus de 3 critères de sélection dans le choix des soutien gorges, bah là c'est cuit, faudra repasser Lucette, tu ne trouveras rien, rien, rien du tout. La vie d'ma mère, je vivais jusqu'a
aujourd'hui en alternant 3 soutifs, 1 super 1 correct et 1 pourri. Depuis un an que ça durait, depuis un an j'en cherchais, et je n'en avais jamais trouvé jusqu'a aujourd'hui, à H&M donc.
D'ailleurs spéciale mention à H&M, qui malgré l'absence de couleurs basiques (le ROUGE pour ne pas le
nommer, et puis aussi le bleu clair tant qu'a faire, et le rouge et noir aussi) propose tout de même pas mal de bonnets divers et variés, contrairement à ses confrères qui privilégient les petits
seins. Sérieux, j'en ai trouvé, je suis contente, je retiens l'adresse et j'y reviendrais. Mais, avis à la populasse féminine : hein que c'est l'enfer pour trouver sous vêtement à sa convenance !
Non parce que plus je parle plus j'ai l'impression de psychoter, mais je rêve pas quand même, c'est limite une loi de Murphy la lingerie féminine ...
Si c'est joli, y'a pas ta taille.
Si c'est joli et qu'il y a ta taille, la forme ne te va
pas.
Si c'est joli, qu'il y a ta taille et que la forme te va, c'est trop
cher.
Epilogue : Vu qu'il n'y avait pas de rouge, bah j'ai pris un ensemble léopard, histoire de bien me poiler
devant mon miroir. Bah bizarrement, c'est plutot joli en fait ... Décadence ô lecteur, décadence te dis-je.
Et je concluerai donc par l'aphorisme suivant : Y'a pu d'jeunesse ! A bientot pour un nouvel épisode
passionnant, ô Toi-Qui-Lit.
Résumé Allociné, tout d'abord :
Douze ans après Le Caire, OSS 117 est de retour pour une nouvelle mission à l'autre bout du monde. Lancé sur les traces d'un microfilm compromettant pour l'Etat français, le plus célèbre de
nos agents va devoir faire équipe avec la plus séduisante des lieutenants-colonels du Mossad pour capturer un nazi maître chanteur. Des plages ensoleillées de Rio aux luxuriantes forêts
amazoniennes, des plus profondes grottes secrètes au sommet du Christ du Corcovado, c'est une nouvelle aventure qui commence. Quel que soit le danger, quel que soit l'enjeu, on peut toujours
compter sur Hubert Bonisseur de la Bath pour s'en sortir...
En faisant la queue à au CGR Castille à Poitiers ce soir, j'étais loin de m'imaginer que j'irai voir un film
potable voire bien. A la base, je voulais passer un vendredi soir rieur, détendu, et sans trop de réflexion. Genre ce que tu trouves dans American Pie ou Scary Movie, tu vois le genre ô lecteur.
Bah quelle ne fut pas ma surprise en découvrant un film pétillant, plein d'humour, avec une histoire certes un peu lâche sur les bords mais qui tenait quand même plus ou moins la route ! Parce
qu'a la base c'est une enquête hein, faut tout te préciser à toi. Va construire un scénario d'enquête potable toi. J'te le dis moi : c'est pas aussi simple que les scénars à deux lignes et demie
des teen films marrants à la con !.
Bref. Histoire potable, humour à ma grande surprise assez développé ; bien sûr y'a des vannes qu'un môme de 10 ans peut comprendre, mais y'en a d'autres faut connaître un minimum l'histoire de la
2WW (2e Guerre Mondiale au cas où tu speak pas english like me ô reader) pour les comprendre pleinement.
Genre, en parlant des chinois : "ah les sales rouges !" "... Jaunes, les sales jaunes" "Non, les rouges ... Vous ne connaissez pas bien l'histoire vous hein?"
Le héros, cad Hubert Bonisseur de la Bath, cad OSS117 : tout simplement génial dans son genre. Macho, misogyne, inculte, plein de préjugés et imbu de lui même : ça donne un mix génial, que Jean
Dujardin interprète à la perfection. J'avoue, je m'attendais à un Loulou2, ce qui n'aurait pas été pour me déplaire. Là, il a surplanté totalement mes espérances, et m'a prouvé qu'il était, au
delà du mec chiant de Chouchou dans 1Gars1Fille, un très bon comédien (si avec ça tu me sponsorise pas Jeannot, c'est que t'es un gros ingrat !). Je vais me faire sa filmographie très bientôt,
afin de pouvoir voir si il est aussi bon dans un rôle tragique que dans un rôle comique. J'ai peu de doutes, mais enfin, à vérifier et développer très prochainement !
Pour venir à des sujets plus ... triviaux dirons nous, j'ai a-do-ré le style de fringues de l'époque - n'oublie pas que l'histoire se passe en 1967 ô lecteur - et plus particulièrement les robes
de Dolores, alias Louise Monot. Style ça, par exemple, même si c'est pas la meilleure photo que j'aurai pu trouver :
Ou bien, mais j'ai pas trouvé de photo, une super belle robe avec des formes géométriques blanches et noires dans le style de celle ci, avec un décolleté en plus, que j'ai littéralement trop
grave kiffée. C'était revenu à la mode y'a kek'temps, on en trouvait partout dans les magasins style Jennypouf, ou bien Kimpineuse, ou encore Cashcash. Bref, tout ça pour dire que oui, toi aussi
qui n'a pas vu le film là derrière qui te cache, tu vois de quel style je veux parler. Par contre, chez les mecs, y'a pas à chier : à en croire le film, bah les costards n'ont quasi pas changé en
50 ans. Même régime pour la légion d'honneur. Pas que je m'en plaigne, c'est sexy le classe chez nos amis de la gente masculine !
Bon là je vois plus rien d'important à dire - tu l'auras compris, ce film vaut la peine d'être vu, ne serai-ce que pour s'en payer une bonne tranche. Ceci dit, ça valait pas le coup
d'applaudir à la fin quand même, y'a plus chefdoeuvrisant dans le genre !
Un bon
15/20 pour OSS117 !
Hé hé, tu veux que j'te fasse une confidence ? J'ai jamais vu le premier volet ! J'y remédies dès que je peux,
même si il parait qu'il n'a pas le niveau du 2.
.
Ponyo, ponyo, lalalalalaaaaaa !
Cet air lancinant et douloureux me reste encore en tête à l'heure ou j'écris ces lignes, ô lecteur. Mais attends
que j'te prenne du commencement, sinon tu vas rien comprendre à ma tragique histoire - quoique vu le titre de l'article tu dois quand même avoir une petite idée du sujet qui sera développé dedans
si t'es pas trop con.
Bref.
Dimanche soir, séance de ciné prévue avec Agathe, big up tchuss agathe ça va ou bien, ouais j'te parle en
rappeuse je sais que tu kiffes ta race à donf. Bref, j'arrive en retard comme d'habitude, Agathe qui est très ponctuelle est énervée, du coup comme y'a une saleté de queue pour chopper les
places, j'ose pas trop la ramener sur le titre qu'elle avait choisi.
En gros, ça a donné ça :
"putain t'as vu l'heure et le monde merde jamais a l'heure c'est une maladie, bon on va voir
quoi ?"
"ben euh euh ben euh j'ai vu Chéri hier (super film au passage) donc je sais pas
?"
"ok Ponyo sur la
falaise c'est parti"
Remarque notre langage délicieusement raffiné et ô combien délicat.
OK. Mon premier Miyazaki ô
lecteur ! Crois moi que je vais m'empresser de regarder le reste de sa filmographie, toujours sur les conseils d'Agathe : moi qui adore l'horreur, je peux te dire qu'avec Ponyo j'ai été servie.
Avant de commencer mon analyse hautement culturelle, voilà le petit résumé d'Allociné, au cas ou tu viendrais d'une autre planète et que tu n'aurais pas entendu parler de Ponyo.
Le petit Sosuke, cinq ans, habite un village construit au sommet d'une falaise qui surplombe la Mer
Intérieure. Un beau matin, alors qu'il joue sur la plage en contrebas, il découvre une petite fille poisson rouge nommée Ponyo, piégée dans un pot de confiture. Sosuke la sauve, et décide de la
garder avec lui dans un seau.
Ponyo est aussi fascinée par Sosuke que ce dernier l'est par elle. Le petit garçon lui promet de la protéger et de s'occuper d'elle, mais le
père de Ponyo, Fujimoto - un sorcier autrefois humain qui vit tout au fond de la mer - la force à revenir avec lui dans les profondeurs. Bien décidée à devenir humaine, Ponyo s'échappe pour
retrouver Sosuke.
Mais avant de prendre la fuite, elle répand l'élixir magique de Fujimoto, l'Eau de la Vie, dans l'océan. Le niveau de la mer s'élève, et les
soeurs de Ponyo sont transformées en vagues gigantesques qui montent jusqu'à la maison de Sosuke sur la falaise, et engloutissent le village...
Une petite fille et un petit garçon. L'amour et la responsabilité. La mer et l'essence de
la vie. Véritable antidote à l'anxiété et aux doutes de notre époque, Ponyo sur la falaise est la fabuleuse histoire d'une mère et de son
enfant.
Bon. T'as le résumé, tu comprends a peu près l'histoire, au pire tu vas voir la bande annonce si ça t'a donné envie petit coquin. Maintenant, parlons de moi.
Je fais encore des cauchemars à cause de ce film. Et sans déconner ni exagerer
Avant tout, faut savoir une chose : ma grande phobie c'est les vagues, et je suis loin d'être une grande fan des
poissons. Ca, c'est dit. Alors si t'as vu le film tu peux comprendre pourquoi il m'a foutu les jetons, quelque chose de bien. Déja le début, c'est une transe psychédélique avec des méduses
colorées qui se séparent et se fusionnent, mais comment t'as pu pondre un truc pareil Miyazaki ! Chais pas ce que tu prends, mais j'en veux hein, vraiment, donne moi l'adresse de ton dealer ça a
l'air puissant.
Bon, blague mise à part, et vu que c'est un film pour enfants, j'admets
avec facilité que les belles couleurs, les formes qui bougent, les petits moments marrants genre une bulle qui pète, puissent amuser voir fasciner un môme de 6-8 ans. La suite, ça va. Et puis
Sosuke rencontre Ponyo, et pour moi c'est le début de la fin. Fujimoto le méchant envoie des vagues le récupérer. Et les vagues s'abattent droit sur le môme, qui en réchappe de justesse. Mais
comment ils on fait les gamins dans la salle pour rigoler ! Ca a été ma première séance de flip de la soirée. Mais pas la dernière, et pas la plus forte. Lors de la tempête super forte de la mort
qui tue, la mère de Sosuke -la mère ! lis bien, c'est important pour la suite : la Mère bordel-, décide, malgré la pluie, l'orage, les vagues de 15m, de ramener son gamin dans la maison sur la
falaise.
Et la voilà qui arrive devant un gué innondé, avec les passeurs qui lui interdisent de passer, et une vague
genre tsunami géant qui pourrait l'engloutir, elle, son môme, et sa caisse. Ben de justesse elle passe. Tranquille.
Elle conduit à 20cm de la falaise, avec la mer qui monte monte monte, des vagues qui l'arrosent, sans stresser
un poil. Tranquille.
Elle s'arrête en plein milieu de la route, laisse sortir son môme de la voiture, laisse les portières ouvertes,
et va matter la mer alors que y'a des vagues trois fois grosses comme elle qui menacent de lui tomber sur la tête. Tranquille.
Et quand les vagues se transforment en poisson elle réagit pas. Tranquille
Et elle emmène deux enfants de 5 ans planter un paratonnerre émetteur alors que l'eau monte très très haut
toujours, qu'il pleut, qu'il vente. Tranquille.
Et elle se casse en laissant les deux gamins de 5 ans en pleine tempête et avec un niveau d'eau qu'a monté de
quoi, oh, 20m, même pas, ça va, Tranquille.
Et avec des forces maléfiques méchantes qui ne veulent qu'une chose : récupérer la petite gamine Ponyo, qui ô
hasard squatte justement la maison de Sosuke et de la mère. Bon ça elle le sait pas mais quand même ça se précise.
Ce passage dure un quart d'heure, pendant un quart d'heure j'ai flippé comme un porc. J'aurais
eu une olive entre les fesses, j'aurai fait 1L d'huile tellement je les serrais de peur.
Dans la catégorie vague, y'en a aussi une sympa en pleine mer, figée, avec plein de bateaux échoués dedans. Là
aussi j'ai bien flippé, heureusement que c'est anecdotique et qu'elle ne s'est pas décidée pas à se remettre en marche, parce que ça serait arrivé je crois que j'aurai eu plus que mon lot de
cauchemars quotidiens.
Et comme si ça suffisait pas, y'a des énoooooormes poissons pendant tout le reste du film, quand le monde des
humains est un pti peu inondé. Attends t'as deux gamins qui sont dans un petit bateau, des monstres de 10m qui nagent en dessous d'eux, et ça fait rire la salle ! Mais y'a que moi qui suis folle
ou quoi ? Attends ils ont des pics les poissons ! Des pics ! Et même les vagues que Fujimoto il envoie pour tuer tout le monde elles sont noires, elles ont des yeux méchants, elle vont vite,
c'est un miracle que tout le monde en réchappe, vraiment...
Point positif de ce film : Ponyo en vrai, elle s'appelle Brunehilde, et j'adoooore ce prénom ! Il figure dans mon top 15, avec Galswinthe en
attaché puisqu'elles étaient soeurs à la base. Et puis aussi, le principe du petit bateau qui avance à la bougie j'ai trouvé ça 'achement sympa. J'ai pas compris mais j'ai bien aimé. Si y'avait
pas eu des putains de monstres aquatiques horribles dans mon champ de vision, j'aurai peut être moins été distraite cela dit, et j'aurai peut être capté autre chose que
poisson=vague=danger=flippeflippeflippe. Je dis ça je dis rien hein !
Ainsi donc.
J'ai quand même beaucoup aimé le film, et je reconnais que pour un gosse c'est très très bien fichu. Je
recommande, parce que j'ose espérer qu'il n'y a que moi qui suis totalement siphonnée dans le monde cinématographique spectateur mondial. N'empêche que, phobie aidant, je fais encore des
cauchemars de noyage par vague. L'inconnue est donc aujourd'hui la suivante : dans 10 15 ans, quand ma future progéniture sera assez grande pour apprécier le génie de Miyazaki (génie que je ne
conteste pas, au contraire : il est vraiment balèze ce gars là), oserai-je regarder le film avec eux ?
Réponse dans 15 ans ! J'te tiens au courant t'inquiète, 15 ans de suspense c'est rien du tout wololo que vas tu
imaginer ô lecteur.
Et merci à Agathe de m'avoir soutenue avec ses conneries drôles durant le visionnage de ce chef d'oeuvre
d'horreur !