Mercredi 30 septembre 2009
Aujourd'hui ô lecteur, je m'en vais pousser ma gueulante.En ce moment même, je suis tellement remontée que j'ai l'impression que mes ovaires sont arrivés dans mon oesophage et continuent l'exploration vers mes amygdales. Expliquons succintement les faits (et oui, cet article aura un rapport avec la photo de lingerie de pute affichée ci dessus, dans le but non caché de m'attirer un max de visites de pervers - oui, toi là bas, je te parle).
Aujourd'hui, je n'avais cours que de 18h à 20h, merci la fac et tes horaires à peine chiants. Non en fait je me plains mais j'aime ça, je peux dormir le matin et avoir ma matinée, c'est cool, j'aime le mardi, j'aime l'UFR lettres et langues de Poitiers, j'aime la vie, j'aime les spaghettis, j'aime la ... mais ne nous emballons pas. Bref, me voilà partie vers la fac à 15h, pour pouvoir réviser et mettre au propre mes cours. Mais vlatypa que je me dis, tiens faudrait que j'aille à Géant pour me faire faire des lentilles didon, du coup comme Géant est à côté de la fac me vla partie à Géant vers 15h08 si tu m'as bien suivie. Et puis après avoir été éconduite - d'une manière peu orthodoxe et assez contraire aux principes de ventes primaires - par les Opticiens mutualistes, oui je suis une grosse balance, je dénonce les abus moi je suis comme ça, je me dis :  fais donc un tour dans la galerie marchande, ça mange pas de pain va et puis ça te consolera.

(louvoiement vers le sujet de la gueulante, ça arrive t'inquiète pas)

 Et devant H&M, je me rappelle que le Mâle fêtait son anniv mardi dernier, et qu'il m'avait bien bien précisé dès le début de notre relation, "t'sais moi j'aime les sous vêtements rouges".Et là tu imagines la lueur de convoitise libidineuse dans ses yeux écarquillés, sisi tu peux le faire c'est très facile. Bon bah vla l'occase de satisfaire les penchants fétichistes de mon cher et tendre, j'entre donc, direction rayon lingerie H&M. Le croiras-tu ô lecteur,  mais pas UN SEUL putain d'ensemble rouge bordel de cul ! Je demande pas la lune, juuuuuuste un soutif et un string imitation satin rouge pute, pour pouvoir émoustiller le Mâle, c'est pas la mort quand même, merde ! Bah non. Le noir, y'en a. Le violet, y'en a. Le blanc, le rose, voire les deux ensemble, y'a. Y'a même des soutif Snoopy, c'est te dire. Mais le rouge, nada peau de couille que d'chi. Dépitée je suis, d'autant que dans tout les autres ensembles essayés par votre serviteuse, evidemment y'avait pas de bonnet D.
 Et j'en arrive au deuxième point de mon réquisitoire inquisiteur : dans TOUS les magasins de lingerie pas trop cher (ordre de prix, entre 10 et 30 euros), si tu fais un bonnet D voire C, t'es morte, tu trouveras rien. Pardon, tu trouveras certes les vieux soutifs Dim ou autre trucs de mamie tout moches et basiques, et des déclinaisons dans les couleurs les plus simples, en particulier chez Etam lingerie pour ne pas les nommer. Mais sans déconner, si tu cherches un peu plus raffiné, si tu as plus de 3 critères de sélection dans le choix des soutien gorges, bah là c'est cuit, faudra repasser Lucette, tu ne trouveras rien, rien, rien du tout. La vie d'ma mère, je vivais jusqu'a aujourd'hui en alternant 3 soutifs, 1 super 1 correct et 1 pourri. Depuis un an que ça durait, depuis un an j'en cherchais, et je n'en avais jamais trouvé jusqu'a aujourd'hui, à H&M donc. D'ailleurs spéciale mention à H&M, qui malgré l'absence de couleurs basiques (le ROUGE pour ne pas le nommer, et puis aussi le bleu clair tant qu'a faire, et le rouge et noir aussi) propose tout de même pas mal de bonnets divers et variés, contrairement à ses confrères qui privilégient les petits seins. Sérieux, j'en ai trouvé, je suis contente, je retiens l'adresse et j'y reviendrais. Mais, avis à la populasse féminine : hein que c'est l'enfer pour trouver sous vêtement à sa convenance ! Non parce que plus je parle plus j'ai l'impression de psychoter, mais je rêve pas quand même, c'est limite une loi de Murphy la lingerie féminine ...

Si c'est joli, y'a pas ta taille.
Si c'est joli et qu'il y a ta taille, la forme ne te va pas.
Si c'est joli, qu'il y a ta taille et que la forme te va, c'est trop cher.


Epilogue : Vu qu'il n'y avait pas de rouge, bah j'ai pris un ensemble léopard, histoire de bien me poiler devant mon miroir. Bah bizarrement, c'est plutot joli en fait ... Décadence ô lecteur, décadence te dis-je.

Et je concluerai donc par l'aphorisme suivant : Y'a pu d'jeunesse ! A bientot pour un nouvel épisode passionnant, ô Toi-Qui-Lit.
Par Del - Publié dans : Pas intéressant en fait
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Dimanche 30 août 2009
Bon alors après mes genres 3 ou 4 mois d'absence, j'avais une décision crucialement importante à prendre : dois je arrêter ma prose ou continuer à régaler mon délicieux public d'une diatribe artistiquement ciselée et humoristiquement époustouflante ?
J'ai réfléchi, réfléchi, et j'en suis arrivée à une conclusion (celle que j'savais foutrement pas quoi faire) :
Personne n'en a rien à foutre !
Et comme moi bah j'aime faire des choses inutiles ben je continue. Par contre je vais bien me galérer à résumer tout ce temps sans vexer personne et oublier des p'tits trucs moi ; je le sens bien profondément là.
Tout d'abord : c'était l'été. Et l'été vois tu ô lecteur, 1/il fait chaud, 2/t'es sensé glandé, 3/ c'est sensé être les graves trop bonnes vacances qui tuent. Sauf que oui, mais non !

Bon oui ce furent des bonnes vacances, puisqu'il m'a été donné de m'adonner (haha c'est joli hein) à l'acte de reproduction plusieurs fois de suite, et tiens toi bien ô lecteur, avec le même mec ! Celui qu'on peut qualifier dès à présent de régulier donc, si tu m'as suivi. Donc selon le cours des choses, soit d'ici quelques mois tu me vois m'épancher de larmes retentissantes sur ce blog, soit je te parle mièvrement de mes moments d'amûr sur le siège arrière de la voitoure (référence référence). Je suppose que tu n'en as rien à branlotter de mes aventures amoureuses, donc passons à autre chose, le vif du sujet, comme qui dirait : le résumé de mes vacances.

Bah il se trouve que ma Georgette présente sur ce blog là vazy voir c'est d'lâ bônasse de lecture, bah cet été ça faisait genre, un an qu'on se parlait sur msn comme des dindes, environ 5 mois qu'on commencait à parler de cul (ce qui est chez moi un signe extérieur de très bonne entente et d'amitié naissante, et non pas du tout un signe de vulgarité, bordel de couilles ) toujours comme des dindes, et le même laps de temps qu'on pensait à se voir en réel comme des dindes. Bah c'est chose faite ô lecteur ! Et, crois moi, si je dois retenir UNE chose de cet été, c'est ce petit trip à Paname avec ma Georgette. Alors rétablissons les choses : elle est rousse, certes, mais elle n'en reste pas moins un être humain avec qui on peut tout à fait communiquer, chose dont on ne s'est pas privée au cours des 4 jours passés dans la belle capitale. J'ai bu des cocktails dans un bar de métal habillée en jeune fille de bonne famille, j'ai visité le musée de l'érotisme (y'avait plein de bites, même), j'ai bieeeeen déliré, et j'ai eu un fou rire sur une scène conne d'un film que je rêve de revoir depuis. C'est Les Beaux Gosses, la scène avec Hitler et les filles, pour ceux qui connaissent, et avec G.girls on bouffait au moment même du fou rire des patates dans un snack qui s'appelle Patatipatata. Bref, c'est impossible de tout résumer, et mademoiselle susnommée Georgette le fait bien mieux que moi sur son blog, cherche les articles tout seul j'ai la flemme là. Donc je me devais de lui rendre hommage tout de même, parce que NON, contrairement aux apparences, je ne suis pas une grosse putasse !
Même que c'est toi Georgette qui m'a donné envie de reprendre la plume sur ce blog tellement abandonné qu'il puait le renfermé tel un vagin de centenaire vieille fille et impotente, parce que je ne sais toujours pas si tu as reçu mon texto de bon anniversaire ! Car oui ô lecteur, Georgette fêtait dignement ses 25 ans jeudi de cette semaine là, hé ouais. Et comme j'aime pas foutre des coms pour des choses importantes parce que je suis une grosse radasse, bah j'ai préféré me fendre d'un article à faire pleurer mémé dans sa ferme (métaphore filée, faut suivre hein) pour te demander un accusé de réception en bonne et due forme. Pis si tu l'as pas reçu evidemment, bah JOYEUX ANNIV A TOIIIIIII !!! En retard, aïe ame so sorri.

-Hop habile changement de sujet - et, avec l'accusé de réception, j'en arrive au point culminant de cet article. Tel que tu parles, je suis RICHE ô lecteur ! Bordel, je me balade en ville, je vois une tunique, je me dis bon dieu je PEUX me l'acheter si je veux, et je le fais même pas, mais je peux ! ... La tu te demandes le rapport entre un accusé de réception et la tune, mais je peux te prouver par A+B que le rapprochement est simple : le travail. Hé oui, ô lecteur, ta vile serviteuse ici présente qui te parles est en ce moment même employée au sein de la glorieuse entreprise IMA, au service courrier (d'ou l'accusé de réception)(comment ça c'est tiré par les cheveux mon histoire ?), et ce, durant tout le mois d'aout. Bah le service courrier, au delà du fait d'ouvrir des lettres comme une sale saisonnière surexploitée par le capitalisme latent qui ronge de plus en plus le système et la société, c'est aussi délirer avec ses collègues, aller faire des distribs de courrier dans le grand bâtiment, et en profiter pour faire un petit coucou à son papa qui bosse -ô hasard- dans le même bâtiment que soi ; sauf que lui ça fait 25 ans quand même. Et en plus je suis payée ! Mais que demande le peuple.

Ceci dit mon mois d'aout fut quand même bien merdique, puisque le jour où je commencai mon boulot à IMA (au courrier donc, si t'as suivi), bah le cinéma de la grande et magnifique ville de Niort m'appelait pour me demander de bosser chez eux. Quelques mois plus tôt (juin) : j'avais posé mon CV deux jours avant la fête du ciné, et du coup j'avais été grave embauchée, ce qui m'avait obligée à écourter un week end avec ma couzinchériadorée, encore sorry Marion (c'est là que j'ai rencontré le mâle d'ailleurs pour la petite anecdote). Bref, ils avaient mon CV, j'avais déja bien fait mon job, donc ils m'ont rappellée. Et j'ai eu un contrat au petit oignons qui m'a fait bosser la journée à IMA et la soirée au ciné. Alors petit résumé panoramique :

1ere semaine : WOUAAAAAAAH comment je suis en foooorme ça pète le ciné vivement que j'y retourne l'ambiance est bonne dans les deux boulots je suis euphorique c'est géaaaaaant !
2eme semaine : wouaaaah comment je suis moins en forme ça pète moins le ciné mais bon j'aime bien y aller en plus les places sont gratuites et j'ai plein d'affiches et de tee shirt à l'oeil (ouais, prends toi ça dans les dents et chiale ô lecteur ), et puis c'est pas comme si à IMA c'était fatiguant non plus hein je peux tenir.

3eme semaine : chier chier chier chier chier crevée crevée crevée crevée 12 heures de boulot par jours rhopftain je veux dormiiiiiiir je veux des vacaaaances bordel de dieu pense à ta paye bordel pense à ta paye.

Tu devines sans mal, ô lecteur, qu'arrivée au terme de mon contrat au ciné, j'ai hurlé d'allégresse de pouvoir dormir avant une heure du mat' chaque soir, et de pouvoir entrer dans l'enceinte du ciné pour aller voir un film SANS devoir monter dans l'aire du ciné réservée aux joyeux lurons d'employés et à leurs non moins joviaux patrons, enfiler le tee shirt XL Neuilly sa Mère option chemise de nuit pas moulante, et redescendre servir des têtes de cons de beauf qui vont voir GI Joe.
Ce temps est désormais révolu, celui d'IMA le sera dès demain 16h50, ensuite j'aurai 15 glorieux jours de vacances avant d'entamer une nouvelle année de fac placée sous le signe du travail, de la constance et de la rigueur. J'me fais mouiller toute seule didon, motivée motivée la Finoufinette là ! Pis d'ici là j'espère que j'aurai reçu au moins UN de mes salaires, parce que mon compte en banque culmine dans le très très bas là, il devient nain le pov petit. Oué en fait je suis potentiellement riche, mais faut pas le dire, ça me fait déprimer grave.

Bref, Delphine is back in black dans les bacs pour de nouvelles aventures moins racontage de life (mais là j'ai l'droit, je fais un résuméééé j'te dis !) et plus culturelles, pour essayer d'être un minimum à la hauteur de moi même tout de même.
A très bientôt lecteur chéri adoré que je smouacke très fort !
Par Del - Publié dans : Pas intéressant en fait
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Jeudi 7 mai 2009

EDIT : Retrouvée ! Elle en sera quitte pour une nuit à la belle étoile ... Quelle poète cette chatte, début mai même moi j'aurai pas fait. Me v'la soulagée !


Article un peu tristounet.
Mon chat s'est enfui cette nuit à minuit, il rôde dans le parc qui jouxte ma résidence, et je ne sais pas si on le retrouvera demain. Je culpabilise de le laisser en bas tout seul, mais après moultes recherches je ne peux pas passer la nuit dehors. Alors je vais dormir, en espérant que demain matin et le jour naissant nous permettront, à moi et mon père d'y voir plus clair qu'avec une lampe de poche.
Du coup, je ne sais pas si je dois intituler cet article Wanted-dead or alive, ou In memoriam.
On la retrouvera sans doute.
Mais 7 ans putain !
Par Del - Publié dans : Ne pleure pas Georgette !
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Samedi 18 avril 2009


Résumé Allociné, tout d'abord :

Douze ans après Le Caire, OSS 117 est de retour pour une nouvelle mission à l'autre bout du monde. Lancé sur les traces d'un microfilm compromettant pour l'Etat français, le plus célèbre de nos agents va devoir faire équipe avec la plus séduisante des lieutenants-colonels du Mossad pour capturer un nazi maître chanteur. Des plages ensoleillées de Rio aux luxuriantes forêts amazoniennes, des plus profondes grottes secrètes au sommet du Christ du Corcovado, c'est une nouvelle aventure qui commence. Quel que soit le danger, quel que soit l'enjeu, on peut toujours compter sur Hubert Bonisseur de la Bath pour s'en sortir...

En faisant la queue à au CGR Castille à Poitiers ce soir, j'étais loin de m'imaginer que j'irai voir un film potable voire bien. A la base, je voulais passer un vendredi soir rieur, détendu, et sans trop de réflexion. Genre ce que tu trouves dans American Pie ou Scary Movie, tu vois le genre ô lecteur. Bah quelle ne fut pas ma surprise en découvrant un film pétillant, plein d'humour, avec une histoire certes un peu lâche sur les bords mais qui tenait quand même plus ou moins la route ! Parce qu'a la base c'est une enquête hein, faut tout te préciser à toi. Va construire un scénario d'enquête potable toi. J'te le dis moi : c'est pas aussi simple que les scénars à deux lignes et demie des teen films marrants à la con !.

Bref. Histoire potable, humour à ma grande surprise assez développé ; bien sûr y'a des vannes qu'un môme de 10 ans peut comprendre, mais y'en a d'autres faut connaître un minimum l'histoire de la 2WW (2e Guerre Mondiale au cas où tu speak pas english like me ô reader) pour les comprendre pleinement.
Genre, en parlant des chinois : "ah les sales rouges !" "... Jaunes, les sales jaunes" "Non, les rouges ... Vous ne connaissez pas bien l'histoire vous hein?"

Le héros, cad Hubert Bonisseur de la Bath, cad OSS117 : tout simplement génial dans son genre. Macho, misogyne, inculte, plein de préjugés et imbu de lui même : ça donne un mix génial, que Jean Dujardin interprète à la perfection. J'avoue, je m'attendais à un Loulou2, ce qui n'aurait pas été pour me déplaire. Là, il a surplanté totalement mes espérances, et m'a prouvé qu'il était, au delà du mec chiant de Chouchou dans 1Gars1Fille, un très bon comédien (si avec ça tu me sponsorise pas Jeannot, c'est que t'es un gros ingrat !). Je vais me faire sa filmographie très bientôt, afin de pouvoir voir si il est aussi bon dans un rôle tragique que dans un rôle comique. J'ai peu de doutes, mais enfin, à vérifier et développer très prochainement !

Pour venir à des sujets plus ... triviaux dirons nous, j'ai a-do-ré le style de fringues de l'époque - n'oublie pas que l'histoire se passe en 1967 ô lecteur - et plus particulièrement les robes de Dolores, alias Louise Monot. Style ça, par exemple, même si c'est pas la meilleure photo que j'aurai pu trouver :

Ou bien, mais j'ai pas trouvé de photo, une super belle robe avec des formes géométriques blanches et noires dans le style de celle ci, avec un décolleté en plus, que j'ai littéralement trop grave kiffée. C'était revenu à la mode y'a kek'temps, on en trouvait partout dans les magasins style Jennypouf, ou bien Kimpineuse, ou encore Cashcash. Bref, tout ça pour dire que oui, toi aussi qui n'a pas vu le film là derrière qui te cache, tu vois de quel style je veux parler. Par contre, chez les mecs, y'a pas à chier : à en croire le film, bah les costards n'ont quasi pas changé en 50 ans. Même régime pour la légion d'honneur. Pas que je m'en plaigne, c'est sexy le classe chez nos amis de la gente masculine !

Bon là je vois plus rien d'important à dire - tu l'auras compris, ce film vaut la peine d'être vu, ne serai-ce que pour s'en payer une bonne tranche. Ceci dit, ça valait pas le coup d'applaudir à la fin quand même, y'a plus chefdoeuvrisant dans le genre !

Un bon 15/20 pour OSS117 !

Hé hé, tu veux que j'te fasse une confidence ? J'ai jamais vu le premier volet ! J'y remédies dès que je peux, même si il parait qu'il n'a pas le niveau du 2.
Par Del - Publié dans : Ouaiiiis, un pavé a lire
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Mercredi 15 avril 2009

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Ponyo, ponyo, lalalalalaaaaaa !
Cet air lancinant et douloureux me reste encore en tête à l'heure ou j'écris ces lignes, ô lecteur. Mais attends que j'te prenne du commencement, sinon tu vas rien comprendre à ma tragique histoire - quoique vu le titre de l'article tu dois quand même avoir une petite idée du sujet qui sera développé dedans si t'es pas trop con.
Bref.
Dimanche soir, séance de ciné prévue avec Agathe, big up tchuss agathe ça va ou bien, ouais j'te parle en rappeuse je sais que tu kiffes ta race à donf. Bref, j'arrive en retard comme d'habitude, Agathe qui est très ponctuelle est énervée, du coup comme y'a une saleté de queue pour chopper les places, j'ose pas trop la ramener sur le titre qu'elle avait choisi.
En gros, ça a donné ça :
    "putain t'as vu l'heure et le monde merde jamais a l'heure c'est une maladie, bon on va voir quoi ?"
    "ben euh euh ben euh j'ai vu Chéri hier (super film au passage) donc je sais pas ?"
    "ok Ponyo sur la falaise c'est parti"
Remarque notre langage délicieusement raffiné et ô combien délicat.

OK. Mon premier Miyazaki ô lecteur ! Crois moi que je vais m'empresser de regarder le reste de sa filmographie, toujours sur les conseils d'Agathe : moi qui adore l'horreur, je peux te dire qu'avec Ponyo j'ai été servie. Avant de commencer mon analyse hautement culturelle, voilà le petit résumé d'Allociné, au cas ou tu viendrais d'une autre planète et que tu n'aurais pas entendu parler de Ponyo.

Le petit Sosuke, cinq ans, habite un village construit au sommet d'une falaise qui surplombe la Mer Intérieure. Un beau matin, alors qu'il joue sur la plage en contrebas, il découvre une petite fille poisson rouge nommée Ponyo, piégée dans un pot de confiture. Sosuke la sauve, et décide de la garder avec lui dans un seau.
Ponyo est aussi fascinée par Sosuke que ce dernier l'est par elle. Le petit garçon lui promet de la protéger et de s'occuper d'elle, mais le père de Ponyo, Fujimoto - un sorcier autrefois humain qui vit tout au fond de la mer - la force à revenir avec lui dans les profondeurs. Bien décidée à devenir humaine, Ponyo s'échappe pour retrouver Sosuke.
Mais avant de prendre la fuite, elle répand l'élixir magique de Fujimoto, l'Eau de la Vie, dans l'océan. Le niveau de la mer s'élève, et les soeurs de Ponyo sont transformées en vagues gigantesques qui montent jusqu'à la maison de Sosuke sur la falaise, et engloutissent le village...
Une petite fille et un petit garçon. L'amour et la responsabilité. La mer et l'essence de la vie. Véritable antidote à l'anxiété et aux doutes de notre époque, Ponyo sur la falaise est la fabuleuse histoire d'une mère et de son enfant.

Bon. T'as le résumé, tu comprends a peu près l'histoire, au pire tu vas voir la bande annonce si ça t'a donné envie petit coquin. Maintenant, parlons de moi.

Je fais encore des cauchemars à cause de ce film. Et sans déconner ni exagerer
Avant tout, faut savoir une chose : ma grande phobie c'est les vagues, et je suis loin d'être une grande fan des poissons. Ca, c'est dit. Alors si t'as vu le film tu peux comprendre pourquoi il m'a foutu les jetons, quelque chose de bien. Déja le début, c'est une transe psychédélique avec des méduses colorées qui se séparent et se fusionnent, mais comment t'as pu pondre un truc pareil Miyazaki ! Chais pas ce que tu prends, mais j'en veux hein, vraiment, donne moi l'adresse de ton dealer ça a l'air puissant.

Bon, blague mise à part, et vu que c'est un film pour enfants, j'admets avec facilité que les belles couleurs, les formes qui bougent, les petits moments marrants genre une bulle qui pète, puissent amuser voir fasciner un môme de 6-8 ans. La suite, ça va. Et puis Sosuke rencontre Ponyo, et pour moi c'est le début de la fin. Fujimoto le méchant envoie des vagues le récupérer. Et les vagues s'abattent droit sur le môme, qui en réchappe de justesse. Mais comment ils on fait les gamins dans la salle pour rigoler ! Ca a été ma première séance de flip de la soirée. Mais pas la dernière, et pas la plus forte. Lors de la tempête super forte de la mort qui tue, la mère de Sosuke -la mère ! lis bien, c'est important pour la suite : la Mère bordel-, décide, malgré la pluie, l'orage, les vagues de 15m, de ramener son gamin dans la maison sur la falaise.

Et la voilà qui arrive devant un gué innondé, avec les passeurs qui lui interdisent de passer, et une vague genre tsunami géant qui pourrait l'engloutir, elle, son môme, et sa caisse. Ben de justesse elle passe. Tranquille.
Elle conduit à 20cm de la falaise, avec la mer qui monte monte monte, des vagues qui l'arrosent, sans stresser un poil. Tranquille.
Elle s'arrête en plein milieu de la route, laisse sortir son môme de la voiture, laisse les portières ouvertes, et va matter la mer alors que y'a des vagues trois fois grosses comme elle qui menacent de lui tomber sur la tête. Tranquille.
Et quand les vagues se transforment en poisson elle réagit pas. Tranquille
Et elle emmène deux enfants de 5 ans planter un paratonnerre émetteur alors que l'eau monte très très haut toujours, qu'il pleut, qu'il vente. Tranquille.
Et elle se casse en laissant les deux gamins de 5 ans en pleine tempête et avec un niveau d'eau qu'a monté de quoi, oh, 20m, même pas, ça va, Tranquille.
Et avec des forces maléfiques méchantes qui ne veulent qu'une chose : récupérer la petite gamine Ponyo, qui ô hasard squatte justement la maison de Sosuke et de la mère. Bon ça elle le sait pas mais quand même ça se précise.


Ce passage dure un quart d'heure, pendant un quart d'heure j'ai flippé comme un porc. J'aurais eu une olive entre les fesses, j'aurai fait 1L d'huile tellement je les serrais de peur.
Dans la catégorie vague, y'en a aussi une sympa en pleine mer, figée, avec plein de bateaux échoués dedans. Là aussi j'ai bien flippé, heureusement que c'est anecdotique et qu'elle ne s'est pas décidée pas à se remettre en marche, parce que ça serait arrivé je crois que j'aurai eu plus que mon lot de cauchemars quotidiens.

Et comme si ça suffisait pas, y'a des énoooooormes poissons pendant tout le reste du film, quand le monde des humains est un pti peu inondé. Attends t'as deux gamins qui sont dans un petit bateau, des monstres de 10m qui nagent en dessous d'eux, et ça fait rire la salle ! Mais y'a que moi qui suis folle ou quoi ? Attends ils ont des pics les poissons ! Des pics ! Et même les vagues que Fujimoto il envoie pour tuer tout le monde elles sont noires, elles ont des yeux méchants, elle vont vite, c'est un miracle que tout le monde en réchappe, vraiment...

Point positif de ce film : Ponyo en vrai, elle s'appelle Brunehilde, et j'adoooore ce prénom ! Il figure dans mon top 15, avec Galswinthe en attaché puisqu'elles étaient soeurs à la base. Et puis aussi, le principe du petit bateau qui avance à la bougie j'ai trouvé ça 'achement sympa. J'ai pas compris mais j'ai bien aimé. Si y'avait pas eu des putains de monstres aquatiques horribles dans mon champ de vision, j'aurai peut être moins été distraite cela dit, et j'aurai peut être capté autre chose que poisson=vague=danger=flippeflippeflippe. Je dis ça je dis rien hein !

Ainsi donc.

J'ai quand même beaucoup aimé le film, et je reconnais que pour un gosse c'est très très bien fichu. Je recommande, parce que j'ose espérer qu'il n'y a que moi qui suis totalement siphonnée dans le monde cinématographique spectateur mondial. N'empêche que, phobie aidant, je fais encore des cauchemars de noyage par vague. L'inconnue est donc aujourd'hui la suivante : dans 10 15 ans, quand ma future progéniture sera assez grande pour apprécier le génie de Miyazaki (génie que je ne conteste pas, au contraire : il est vraiment balèze ce gars là), oserai-je regarder le film avec eux ?
Réponse dans 15 ans ! J'te tiens au courant t'inquiète, 15 ans de suspense c'est rien du tout wololo que vas tu imaginer ô lecteur.

Et merci à Agathe de m'avoir soutenue avec ses conneries drôles durant le visionnage de ce chef d'oeuvre d'horreur !
Par Del - Publié dans : Ouaiiiis, un pavé a lire
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